La vie malgré le ghetto

du 9 avril au 30 mai 2010

Marek Edelman, l'un des derniers témoins de l'insurrection du Ghetto de Varsovie, parcourt la vie quotidienne dans la tragique enceinte. Il s'agit de bribes que sa mémoire a fixées et qui continuent à l'obséder soixante-dix ans après : visages, souvenirs d'actes abjects et de gestes de pure bonté, scènes d'une bestialité indicible et aussi d'abnégation et de courage. Le ton est personnel, subjectif, s'attanchant à extraire de l'oubli des individus isolés de la masse des victimes, comme en gros plan. Il y a l'histoire de la fille qui a réussi à échapper aux Allemands et qui décide de monter dans un wagon pour Tremblinka parce qu'elle ne voulait pas laisser y aller sa mère toute seule. Il y a l'épisode de Deda, jeune fille timide à qui sa mère, employée de l'uniue hôpital qui fonctionne sur le terrain du ghetto et jugée à ce titre utile, cède son "ticket de vie" en se suicidant. Tous ses souvenirs constituent l'autre face de l'héroïque ghetto, celui de l'amour maternel, de l'amour passion, des premiers émois. Voilà dont veut se souvenir Edelman : Eros et Thanatos, l'éternel couple du destin humain. Un témoignage unique.

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