Bogdan Konopka

du 27 octobre au 1 décembre 2012
Mois de la photo à Paris
Hôtel de Sauroy

Bogdan Konopka / Le temps des lucioles

Exposition collective dans le cadre du mois de la photo à Paris 2012

avec :

Bogdan Konopka, Robert Cahen, Gladys, Laurent Millet, Sarah Moon, Caroline Hayeur, Machiel Botman, Didier Massard, Patrick Taberna et Salvatore Puglia

"Les lucioles, il ne tient qu’à nous de ne pas les voir disparaître *

« Je suis un photographe photosensible », s’amuse Bogdan Konopka qui depuis une trentaine d’années utilise la photographie comme « une arme à débusquer le réel ». Il crée son champ de bataille dans une tension permanente entre son monde intérieur et ce qui s’offre à lui - personnes, lieux en déshérence ou paysages qu’il affectionne. Peu importe le sujet, l’essentiel est de recueillir le souffle de lumière qui réactive le morne quotidien. Les poissons suspendus dans l’âtre d’un modeste foyer chinois, la petite robe de la vitrine d’une rue parisienne, ou encore l’accueillante façade d’un village alpin exhalent des vibrations si luminescentes qu’elles mettent en échec la lumière aveuglante de tous nos écrans. Se situant volontairement à l’écart de la culture de la surexposition, l’homme traque inlassablement les signaux qui clignotent entre mémoire et disparition. C’est aussi dans une telle disponibilité d’esprit qu’il photographie les lambeaux de l’unique album de son enfance, rescapé de l’inondation qui avait englouti la maison familiale. « Spectateur, opérateur, spectre. Konopka, regardé par ses morts et les regardant lui-même, réunit en ce jeu vertigineux avec le temps, les trois attitudes possibles face à la photographie. ** En parallèle, ce rêveur impénitent a un « dada » purement photographique qu’il chérit depuis longtemps, l’eau, où il nous invite à plonger le regard au-delà de notre perception et à explorer d’autres visions.

Au risque de torturer nos yeux frappés de cécité, Bogdan Konopka fabrique de petites images et nous les donne à voir, persuadé que la réconciliation est possible là, dans ces grains de lumière."

J.K

* Georges Didi Huberman, survivance des lucioles, Les éditions de Minuit 2007, p.133

** Anne Biroleau, Icônes intimes, chroniques de la B.N.F n°43

Cette exposition a reçu le soutien de l’Institut Polonais.

Nos remerciements la Galerie Françoise Paviot

Hôtel de Sauroy

58, rue Charlot 75003 Paris

du 27 octobre 2012 au 01 décembre 2012

Vernissage le vendredi 2 novembre à partir de 18 h

Du mardi au dimanche : 14 h – 19 h. Nocturnes le jeudi jusqu'à 21 h

Entrée libre

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