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Eli, Eli

littérature

Nous sommes aux Philippines, dans les bidonvilles de Manille, parmi les plus pauvres, òù chacun semble crier : « Eli, Eli, lama sabachthani ? (Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as tu abandonné ?) ». Une femme que sa maladie de peau fait ressembler à un monceau de grains de raisin, un gamin qui habite un tombeau, un caïd maigre et tatoué, qui a pour un instant troqué sa lame contre un biberon... À mesure que se constitue cette galerie de portraits inoubliables, le reporter vérifie qu’on ne saurait rencontrer quiconque sans se lier, sans s’impliquer dans une histoire, entre compassion, désarroi et espérance têtue.

Si Tochman se penche sur les habitants et leur misère, il refuse d’être un de ces « purs regards » auxquels personne ne croit plus. Sans cesse, il nous montre celui qui regarde – qu’il soit touriste ou reporter –, il interroge sa place, son éthique et son utilité.

Tochman élargit son cadrage quand il veut éclairer les ressorts d’une oppression économique : néocolonialisme américain, tourisme sexuel, poids de l’Église, corruption... mais c’est surtout la responsabilité individuelle – à commencer par la sienne, comme homme et comme écrivain – qu’il entend exposer.

/ Source : http://www.leseditionsnoirsurblanc.fr

Edition : Noir sur Blanc
Traduit du polonais par : Kamil Barbarski
Date de parution : février 2018